La Solidarité olympique

Le concept de solidarité olympique est lancé par les pères fondateurs de l'association des CNO dans les années soixante, afin d'encourager et de coordonner l'aide aux Comités Olympiques moins nantis, en particulier ceux issus de la décolonisation.

Une Commission pour la Solidarité Olympique est créée sur proposition de Giulio Onesti (ITA), Raoul Mollet (BEL), Raymond Gafner (SUI), laquelle fusionnera en 1971 avec le Comité d'Aide internationale Olympique, présidé par le Comte de Beaumont (FRA).

Passée complètement sous l'égide du CIO en 1981, la Solidarité Olympique distribue depuis les revenus des Jeux Olympiques aux CNO des cinq continents.

En Europe, à partir de 1991 un effort spécial est réalisé pour venir en aide aux nouveaux membres issus des changements survenus au sein du continent suite à la chute du Mur de Berlin. Outre une assistance financière limitée, un programme spécial d'assistance pour la formation des nouveaux administrateurs sportifs, la réalisation de séminaires de marketing et l'organisation sportive a été entrepris en collaboration avec la Solidarité Olympique du CIO.

Entre 1992 et 1997, les CNOE bénéficient d'une série d'initiatives ciblées prévues dans le cadre du "Projet européen", le programme ad hoc pour ce continent qui remplace les stages régionaux et continentaux plus généralement offerts aux CNO par la Solidarité Olympique. Ce programme permet notamment la réalisation d'activités liées directement ou indirectement à la préparation des Jeux Olympiques: organisation de stages nationaux pour athlètes de haut niveau, entraîneurs et cadres sportifs; participation d'athlètes de haut niveau à des camps d'entraînement à l'étranger; mesures antidopage; visites aux sites des Jeux Olympiques; participation aux Jeux Continentaux ou Régionaux (Jeux Méditerranéens, Jeux des Balkans, Jeux des Petits Etats d'Europe, J.O.J.E. par la suite devenus F.O.J.E. , etc.); visites médicales et tests d'aptitude, etc. Des activités visant à renforcer le rôle des CNO sont également subventionnées par le Projet Européen: organisation de séminaires de recyclage et spécialisation, stages pour dirigeants et cadres administratifs, etc.

A partir de 1997, sous l'impulsion de Pere Miró, le nouveau cours de la Solidarité Olympique reconnaît aux Associations continentales de CNO le rôle de partenaires privilégiés. Les COE collaborent étroitement à la mise en place des multiples activités proposées aux CNO d'Europe dans le cadre des 12 programmes de la Solidarité Olympique en matière de préparation et participation aux Jeux Olympiques (cours et stages techniques, bourses olympiques, etc.), de soutien aux CNO et à leur développement (assistance administrative, formation des cadres, marketing, etc.) et pour la mise en place des programmes spécifiques (médical, Sport pour tous, sport et environnement, etc.).

L'année 2001 marque le début d'une nouvelle stratégie instaurée par la Solidarité Olympique du CIO, dont la caractéristique principale est d'accorder une plus grande autonomie aux Comités Nationaux Olympiques. Dans le cadre de ce programme de décentralisation progressive, la S.O. confie à l'association européenne la gestion des programmes continentaux. Les COE font désormais office de bureau continental de la SO.

En fait, tandis que le Programme mondial reste entièrement sous la coupe de la Solidarité Olympique du CIO, le Programme continental européen est maintenant géré par les COE et ce, avec la coordination de la Solidarité Olympique. Les COE octroient chaque année aux CNO membres une somme forfaitaire ainsi que la possibilité de bénéficier de subsides pour leurs activités spécifiques.

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