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La «rock star» Laura Rogora vise le sommet olympique

20 juillet 2021

À 20 ans, l’Italienne Laura Rogora est déjà l’une des meilleures grimpeuses au monde.

À 14 ans, elle est devenue la deuxième plus jeune grimpeuse de l’histoire à gravir une voie cotée 9a ;  l’année dernière, elle est a été la deuxième femme à gravir une voie 9b encore plus difficile.  [En termes simples, c’est du niveau de Spider Woman.]

Après avoir remporté sa première Coupe du monde senior de la Fédération internationale d’escalade sportive (IFSC) à Briançon, en France en août dernier, le lendemain elle a grimpé la 9a La Prophétie des Grenouilles.  Juste pour le plaisir.

En 2019, Laura Rogora s’était qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, rejoignant le groupe exclusif de seulement 40 grimpeurs dans le monde qui peuvent se qualifier d’olympiens pour l’escalade sportive, se préparant ainsi à faire ses débuts olympiques du 3 au 6 août prochain à Tokyo.

Après s’être faite un nom en dehors du circuit IFSC, Laura fait désormais tourner les têtes dans l’escalade compétitive, toutefois suspendue ces derniers mois car elle tient à se concentrer uniquement sur les préparatifs de Tokyo 2020 où son objectif est d’atteindre la finale.

Cette jeune Romaine semble sur la bonne voie pour atteindre cet objectif, puisqu’elle a remporté ce mois-ci la Coupe du monde de leader à Chamonix ( France) et l’argent à Villars (Suisse), terminant tout juste derrière la femme qui pose le plus grand défi à toutes les athlètes de ce sport à Tokyo : la superstar slovène  Janja Garnbret.

Laura Rogora a réservé son billet pour les JO en novembre 2019 après avoir terminé 8e lors d’une épreuve de qualification combinée à Toulouse, en France.  Elle avait 18 ans à l’époque et n’avait rejoint le groupe senior que deux ans plus tôt.

“Quand c’est arrivé, je ne pouvais pas vraiment y croire”, dit-elle.  « Bien sûr, j’ai commencé l’année 2019 avec l’objectif de me qualifier pour les Jeux olympiques, mais j’ai toujours pensé que c’était un rêve plutôt qu’une possibilité réelle.  A Toulouse je n’ai pas commencé comme favorite,  donc je ne m’attendais vraiment pas à obtenir mon billet pour Tokyo. Ce résultat m’a sûrement donné un grand coup de pouce pour l’entraînement qui a suivi.”

Sa transition entre l’escalade et l’escalade sportive a semblé se passer sans effort, même si Laura admet que c’est beaucoup plus délicat qu’il n’y paraît d’un point de vue mental.

«Je pense que lorsque vous êtes en bonne forme pendant une compétition, il est assez facile de passer aux activités en extérieur [mais] je ne pense pas que ce soit aussi facile dans l’autre sens car pendant les compétitions votre tête et votre état d’esprit comptent beaucoup.

N’ayant remporté à ce jour que trois médailles lors d’événements seniors de l’IFSC, Laura Rogora sait qu’il lui reste encore beaucoup du travail à faire pour s’assurer une présence régulière sur le podium.  Elle dit  se concentrer actuellement sur l’amélioration des faiblesses qu’elle  croit se reconnaître: force d’expression, coordination et sauts.

Ses exploits en escalade lui ont valu une renommée internationale, mais Laura la modeste dit que même si les projecteurs sont braqués sur elle à Tokyo 2020, cela ne l’effraie point.

“Je ne ressens pas beaucoup de pression parce que je sais que l’escalade est très différente des compétitions réelles”, dit-elle.  “Je pense qu’il y a beaucoup d’athlètes femmes qui pourraient être aussi bonnes ou même meilleures que moi sur la vraie paroi si elles y consacraient plus de temps.”

Elle est ravie de particper à la premiêre compétition de ce sport à Tokyo et, malgré l’absence de spectateurs à cause de la pandémie de COVID-19, elle s’attend à ce que les JO donnent un solide coup de pouce à son sport.

«Le fait que l’escalade fasse ses débuts aux Jeux olympiques est une bonne chose pour notre sport», dit-elle.  «Les JO seront une formidable occasion pour faire connaître notre sport au grand public.  Jusqu’à aujourd’hui, l’escalade a été plutôt un sport de niche et je crois que l’on peut déjà voir les effets de sa transformation en sport olympique, car de plus en plus de gens s’impliquent et s’intéressent à cette spēcialité.

L’escalade sportive est en effet en plein essor dans le monde.  En plus d’être inscrite au programme des Jeux Olympiques, elle a été aussi ajoutée aux Jeux asiatiques, aux Jeux panaméricains et, plus récemment aux Jeux européens où elle fera ses débuts lors de la troisième édition prévue en Pologne, à Cracovie et Malopolska, en 2023.

La jeune Italienne affirme que participer aux Jeux européens dans deux ans sera “certainement un de mes objectifs” tant qu’elle gardera son niveau d’élite.

Mais tout d’abord il y a les JO: l’éoreuve olympique féminine débutera le 4 août avec des qualifications combinées en vitesse, bloc et endurance.  Les finales sont prévues le 6 août.  Toute l’action se déroulera au Aomi Urban Sports Park.

Nos meilleurs voeux à Laura!