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LE CHEMIN VERS TOKYO: UN SEUL BUT A L’ESPRIT POUR LE SKIPPER DE L’EQUIPE GB

5 janvier 2021

On dit qu’une mer tranquille ne fait pas des marins habiles. C’est ainsi que les eaux agitées qui ont caractérisé l’année 2020 ont pour le moins offert une bonne expérience d’apprentissage à Luke Patience, barreur de la Team GB.

Parmi les revers provoqués par la pandémie, il y a eu le report d’un an des Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Luke, plutôt que de patauger, a simplement ajusté ses plans pour se concentrer sur d’autres domaines.

«Un voilier ressemble beaucoup à une voiture de Formule 1», déclare l’Ecossais de 34 ans. «Il y a tellement de travail à faire pour garantir les meilleures performances. Nous sommes des marins et des olympiens, mais aussi des chefs de projet, des techniciens, des ingénieurs et bien plus encore. Supprimer un élément à cause des restrictions [COVID], a simplement signifié plus de temps pour travailler sur les autres. »

Avec autant de variables dans ce sport, le report des JO n’a eu aucun effet émotionnel durable sur le marin britannique. Deux fois olympien, Luke Patience possède l’expérience nécessaire pour faire face aux imprévus; son objectif reste donc d’utiliser au mieux le temps supplémentaire qui lui est accordé.

Patience s’était déjà qualifié pour Tokyo 2020, et l’idée de réserver son billet pour ses troisièmes JO consécutifs est toujours bien réel. L’objectif est désormais de revenir du Pays du Soleil Levant l’année prochaine avec une médaille d’or, celle qui lui a échappé lors de ses deux premières participations olympiques, à Londres 2012 et à Rio 2016.

Se remémorant ses premiers Jeux Olympiques à Londres, où il avait remporté la médaille d’argent dans la catégorie 470 masculine avec Stuart Bithell, il les décrit comme tout à fait uniques et tient à souligner sa bonne fortune de faire partie de la génération qui a eu la chance de vivre des JO à domicile. «Voir des gens sur le quai, les caméras de télévision, les hélicoptères au-dessus de la tête, c’était très différent de la façon dont le sport fonctionne normalement, mais c’était le buzz absolu et si cela pouvait être comme ça à chaque fois, j’adorerais ça», se souvient-il. «Ce furent vraiment les deux meilleures semaines de ma vie.»

Le coéquipier de Patience pour les deuxièmes Jeux Olympiques consécutifs a été Chris Grube, avec qui il a noué un partenariat solide qui remonte à plus de 15 ans.Le duo a remporté le bronze dans la catégorie 470 aux Championnats du monde juniors 2006 avant de se séparer en 2009. Ils se sont affrontés à Londres 2012 avant de réformer leur partenariat avant Rio 2016, après que le co-équipier de Patience à l’époque Elliot Willis ait été diagnostiqué d’un cancer.

Patience et Grube, malgré le peu de temps disponible pour se préparer, se sont néanmoins placés à la cinquième place, juste en dehors de la zone médailles. «Les changements apportent une nouvelle énergie, et le démarrage d’un nouveau partenariat a été très stimulant et nous a offert une nouvelle opportunité pour nous réinventer», explique Patience.«Chris apporte à l’équipe une nature calme et nous permet de garder les pieds sur terre; nous sommes très souvent sur la même longueur d’onde.»

Le duo a désormais les yeux fixés sur Tokyo 2020 et la baie de Sagami au large d’Enoshima, où se dérouleront les épreuves olympiques de voile. Ce ne seront pas des eaux inconnues pour les marins britanniques. Non seulement ils y ont remporté la Semaine olympique d’Enoshima en 2017, mais ils ont également visité régulièrement la région au cours des trois dernières années, se liant d’amitié avec les habitants et profitant de la chaleur de leur hospitalité. Ils espèrent donc que leur connaissance et appréciation des lieux leur seront propices le moment venu l’été prochain.

Après avoir terminé deuxièmes aux JO de Londres 2012 et avoir bien utilisé le temps supplémentaire, Luke Patience affirme que lui et Grube se rendront à Tokyo l’été prochain avec un seul objectif en tête.

«Je crois qu’en fin de compte j’adorerais faire ça pour toujours, mais mon esprit et mon corps ne suivront pas. C’est donc la médaille d’or mon objectif pour Tokyo. »

Photo credit: Team GB/Sam Mellish