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L’ESPOIR DE BRGULJAN POUR UN VÉRITABLE SUCCÈS À TOKYO DE L’ÉQUIPE MONTÉNÉGRINE DE WATER-POLO

13 juillet 2021

Tous les regards et tous les espoirs du Monténégro seront tournés vers Draško Brguljan aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Non seulement le capitaine de l’équipe nationale de water-polo a été sélectionné pour porter le drapeau du pays lors de la cérémonie d’ouverture, mais à 36 ans il sera également chargé de passer le flambeau à ses plus jeunes coéquipiers alors qu’il disputera ses quatrièmes – et probablement derniers –  Jeux olympiques.

Et puis il y a le fait d’être considéré comme l’un des meilleurs espoirs monténégrins pour remporter une médaille cet été.

Donc, pas facile d’être relax.

Heureusement, l’équipe de water-polo du Monténégro arrivera aux JO en pleine forme, ayant réservé son billet pour Tokyo en février, lors du tournoi de qualification pour les Jeux Olympiques, en terminant première devant les colosses croate et grec, battus en cours de route.

“C’était très important pour nous tous”, a déclaré Brguljan à propos du tournoi.  « Pour un pays comme le Monténégro, très peu peuplé, c’était formidable de se qualifier pour les Jeux olympiques dans n’importe quel sport.  Il s’agit de nos quatrièmes Jeux Olympiques d’affilée, la preuve, je crois, de la force du water-polo dans notre pays.  Battre de grandes puissances comme et surtout la Grèce et la Croatie indique que nous nous débrouillons très bien avec la petite base de joueurs dont nous disposons. »

Le Monténégro participe aux Jeux Olympiques en tant que nation indépendante depuis Pékin 2008, qui ont été également les premiers JO pour Draško. Lors des trois dernières éditions d’affilée l’équipe de water-polo a raté de peu le podium, en perdant  à chaque fois le match de la médaille de bronze.

“C’était très frustrant”, a déclaré Brguljan à propos des quatrièmes places consécutives.  «Pour nous, c’était formidable d’y aller à chaque fois et nous battre pour une médaille, mais à la fin nous avons échoué.  Peut-être qu’on ne le méritait pas, peut-être qu’on en avait trop envie, je ne sais pas exactement.  Mais je sais que comme à chaque fois jusqu’à présent, nous nous battrons jusqu’au dernier atome de force pour obtenir une médaille à Tokyo.

L’équipe de cette année diffère considérablement de celle qui a participé à Rio 2016. Il ne reste que trois joueurs de ces derniers Jeux Olympiques, et en plus d’être plus jeune, l’équipe joue également beaucoup plus vite, avec plus de mouvements en attaque et une défense plus forte et plus agressive.

Peut-être plus important encore, la confiance de l’équipe en elle-même est au plus haut après une série de performances qui ont renforcé sa confiance, et notamment une médaille de bronze aux Championnats d’Europe de water-polo de l’année dernière à Budapest.

“Ce match pour la médaille de bronze a été l’un des plus durs que nous ayons joué, car nous perdions par 4 buts, pour la deuxième fois, contre une équipe nationale comme la Croatie, mais à la fin nous avons gagné”, a déclaré Brguljan.  “Cela arrive très rarement et ce fut pour nous une grande incitation, car maintenant nous croyons qu’avec beaucoup de travail, nous pouvons battre n’importe qui.”

Malgré l’état d’esprit positif et l’excellente forme, Brguljan ne considère toujours pas le Monténégro comme faisant partie du groupe des favoris à Tokyo 2020. Il considère la Serbie, la Hongrie, la Croatie et l’Espagne comme les équipes à battre en raison de leur puissance de star et du fait qu’elles  ont joué ensemble pendant de nombreuses années.  Il place cependant son équipe au deuxième rang, avec l’Italie, la Grèce, l’Australie et les États-Unis, et pense qu’un jour, n’importe laquelle de ces équipes pourra gagner.

“Nous ne sommes pas dans le groupe des 3-4 principaux favoris pour la médaille, nous n’avons pas de noms pressentis pour l’être”, dit-il.  “Mais je crois que nous pouvons jouer à égalité avec tout le monde, et j’espère que cette jeune équipe remportera des médailles dans de futures grandes compétitions.”

Les récents exploits de l’équipe ne sont pas passés inaperçus.  En décembre dernier, Draško Brguljan a été nommé meilleur athlète du Monténégro par le Comité olympique monténégrin, tandis que lui et ses coéquipiers ont été nommés équipe de l’année, aux côtés de l’équipe féminine de handball.

A l’époque il avait qualifié ces récompenses de “privilège et d’honneur”, et avait affirmé que n’importe lequel de ses coéquipiers aurait pu être nommé athlète de l’année à sa place.

Dans les sports d’équipe Il y a un dicton qui dit que si vous voulez aller vite, allez-y seul, mais si vous voulez aller loin, allez-y ensemble.  Et c’est certainement un sentiment partagé par Brguljan, qui n’a que des éloges pour ses coéquipiers, lesquels selon lui, rendent son travail de leader si facile.

«Être capitaine est une très belle chose, surtout dans une équipe qui veut toujours un bon résultat», dit-il.  “Quand tu as des gars comme ça à tes côtés, être capitaine est la chose la plus facile au monde.”

Présent pour la première fois à Pékin 2008 à l’âge de 23 ans, Brguljan a réussi un nombre impressionnant de performances au cours des 13 dernières années.   Maintenant, à 36 ans, il pense que Tokyo 2020 sera l’occasion idéale de tirer sa révérence du sport sur une bonne note, sans penser à un autre cycle olympique pour participer à Paris 2024.

“Je n’y crois pas, je pense que ce seront mes derniers Jeux olympiques”, dit-il.  «Nous avons beaucoup de jeunes joueurs et tôt ou tard, ils devront avoir la possibilité de faire leurs preuves.   Je suis heureux que nous ayons créé une équipe qui pourra jouer sans Aleksandar Ivović  [35 ans] et moi en tant qu’aînés. C’était notre objectif.

Nous avons hâte d’assister à la relève de la garde cet été et nous souhaitons au capitaine Brguljan et à son équipe la meilleure des chances pour atteindre le podium olympique à Tokyo!